Pour une soirée citoyenne.

Discussion et débat public, suivi d’un concert.

Animée par :                                                       radio_campus_petit_format1

                                                                      

Date : le 18 janvier 2005.

Horaires : début de la discussion à 19h jusqu’à 20h30. Pause / restauration. A 21h début du concert (durée du concert estimé à 75 mn).

Lieu : Salle du manège à Halluin (face au cinéma) Place Jacquard.

Les organisateurs :

-          La Municipalité d’Halluin.

-          La MJC d’Halluin (défend les principes de l’éducation populaire).

-         L’association Differ’art (créée en mai 2005, elle défend le concept d’une culture citoyenne pour tous et avec tous y compris les personnes exclues et / ou handicapées).

Les personnalités invitées à témoigner et à débattre :

-  Marcel NUSS, écrivain et conférencier, président de la coordination Handicap & autonomie. 

-  Ryadh SALLEM, triple champion d’Europe de basket en fauteuil, président du Défistival. 

-  Franck VANDECASTELE, chanteur du groupe « Marcel et son orchestre ».

-  Saïd BOUAMAMA, sociologue. 

-  Alain LAMBRE, adjoint au maire d’Halluin, chargé de la culture.

Expo :

Une expo du photographe reporter Philippe REVELLI sera présentée à l’entrée de la salle. Cette expo s’intitule : « une légère différence » réalisée lors d’une « résidence » du photographe au foyer Altitude (foyer pour des personnes adultes déficientes intellectuelles). Un livre du même nom sera également présenté dans lequel on retrouve les principales photos de l’expo et des textes produits, également lors d’une « résidence » au foyer, par Eric GOUWY écrivain de la région. 

Le groupe Sunsy pour le concert :

Sunsy est une jeune interprète de 20 ans entourée de musiciens de talent dont Pascal SICARD, le compositeur et Loïc LEMPEREUR, arrangeur et guitare héros leader. L’ensemble de ses titres sont des textes originaux, souvent engagés, dont un écrit par Martine LAMBERT, une personne handicapée. Sunsy présentera son premier album autoproduit :

« Sang dessus dessous ».

Problématiques pour le débat :

Jamais notre société, désireuse de rapprocher toutes les différences,  n’aura tant mis l’accent sur la citoyenneté; il suffit simplement de regarder l’impressionnant arsenal juridique qui ne cesse de s’étoffer et, peut-être, de s’étouffer par excès de textes : lois en faveur des personnes handicapées, dispositions réglementaires contre les discriminations, etc. Et pourtant…. Dans un contexte de mondialisation, où le communautarisme et le repli sur soi gagnent chaque jour du terrain, les différences sont souvent synonymes d’exclusion.

Où en est la fameuse « perte » du lien social ? Où sont ses nouvelles amarres ? Sommes-nous condamnés à regretter les cohésions défuntes ? Faut-il s'habituer aux anomies de transition ? Les nouveaux chemins du lien social manquent sans doute plus de lisibilité que de capacité d'émergence.

Aussi, nous poserons la question suivante :

« La culture peut-elle être un puissant ferment de lien social ? »

La culture possède indubitablement une fonction de médiation et de dialogue. Elle a aussi une fonction d’adaptation, en facilitant les mutations ou les processus d’insertion. Elle a par ailleurs une fonction d’identité par la découverte ou la redécouverte des identités menacées, fragilisées ou négligées, de tous ceux frappés aujourd’hui de discrimination ou de marginalisation et souvent d’isolement que ce soit du fait du handicap, de la précarité, de l’origine ethnique ou encore sociale . Si la culture crée du lien social, ne serait-ce pas du fait qu’elle engage une nouvelle manière de se saisir et du monde et de soi-même ?

La conquête d’une vraie citoyenneté peut paraître liée à la question de l’identité. L’identité s’incarne dans une pluralité d’appartenances : locale, régionale, nationale et au-delà. Il y a une dialectique de l’universel et du particulier, sans laquelle l’universalité peut être interprétée comme la standardisation, tandis que le particulier risque de dériver en identitarisme ou en repli sur soi. La culture est certainement un mélange d’enracinement et d’exploration, de proche et de lointain. Ne faut-il pas gérer, quelles qu’en soient les difficultés, la double aspiration qui est en chacun de nous, à la diversité et à l’unité ?

Quand on parle de culture, il y a « l’accès à » et « la pratique de ». Aussi, comment bénéficier et accéder à la culture mais aussi comment participer à sa construction, quand on en est de fait exclu ?  Comment, quand on est un acteur de la culture ou de son organisation, fait-on le chemin vers l’autre pour que le lien social se tisse ? Comment chacun, quelque soient son histoire, son parcours, ses compétences et ses particularités, peut partager et participer à la culture ? Qu’en est-il de la responsabilité collective et politique pour une culture réellement au service du lien social ? 

Nos invités témoigneront et échangeront avec la salle.

Il leur est demandé de témoigner de leur expérience, de leur parcours et de leur réflexion en tant

qu’ « acteurs de la culture » engagés dans la vie sociale.